Sarah Batterman

Enseignante, Université de Leeds (R.-U.), ancienne titulaire d’une bourse d’études au STRI

Sarah Batterman étudie le stockage du CO2 dans les forêts tropicales et l’influence des niveaux d’éléments nutritifs de l’écosystème sur la végétation forestière.

Grâce au projet Agua Salud, elle a observé que les arbres tropicaux pouvaient reconstituer une forêt pluviale très rapidement après une déforestation en absorbant le CO2 dans l’atmosphère. Ce phénomène vient de ce que certains arbres à fève vivront en symbiose avec des bactéries fixatrices d’azote, des micro-organismes capables de transformer l’azote présent dans l’atmosphère en azote fixé utilisable par la végétation. Ces arbres fixateurs d’azote sont suffisamment puissants pour fournir plus de 50 % de l’azote nécessaire à la reconstitution d’une forêt dont la capacité de stockage du CO2 atteindra la moitié de celle d’une forêt adulte en l’espace de quelques décennies. 

Sarah travaille actuellement avec Jefferson Hall et d’autres membres du projet Agua Salud pour déterminer les effets restrictifs de différents éléments nutritifs sur la fixation de l’azote et la régénération des forêts dans le cadre d’une expérience de fertilisation à grande échelle. Cette étude permettra d’établir si les forêts tropicales serviront de puits de carbone à l’avenir, compensant les émissions de CO2 des combustibles fossiles.

Titulaire d’une bourse d’études de courte durée auprès de l’Institut de recherches tropicales du Smithsonian (STRI) pendant son doctorat à l’Université de Princeton, Sarah est aujourd’hui professeure à l’Université de Leeds, au Royaume-Uni. 

 

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