Orchids are the most diverse plant family on the planet and grow on every continent except Antarctica. Many individual species are highly specialized for their habitats and susceptible to sudden catastrophe. Former Smithsonian Gardens’ orchid expert Tom Mirenda recently collaborated with Peruvian biologist Carmen Soto to study how the Smithsonian’s management of rare orchids can translate to better conservation practices of orchids in their Peruvian cloud forest habitats.

Orchid at the Smithsonian Gardens Greenhouse Facility. Credit: Maria Sanchez.
Orchidée cultivée dans une serre du Smithsonian. Crédit : Maria Sanchez.

Carmen étudie et recense les orchidées des forêts montagneuses d'Inkaterra, un refuge écologique de 50 000 mètres carrés au pied du Machu Picchu. La région encerclant les montagnes dénombre de nombreuses orchidées. Parmi les 3 000 espèces présentes au Pérou, pas moins de 400 ont été identifiées à Inkaterra. Carmen travaille parallèlement sur des projets de recherche scientifiques, technologiques, sociaux et culturels consistant à préserver l'étonnante biodiversité des habitats andins et amazoniens.

Les petits jardins comme Inkaterra sont sans doute les seuls à recenser les espèces d’orchidées endémiques, mais ils sont souvent méconnus et ne bénéficient pas nécessairement des aides nationales dédiées à la protection des orchidées endémiques. Donner l'accès à ces installations et au savoir-faire d'experts comme ceux du Smithsonian pourrait s'avérer bénéfique à ces petits jardins ainsi qu'à d'autres plantes, animaux et écosystèmes. Ceux-ci apporteraient non seulement leur pierre à l'édifice, mais ils pourraient en plus profiter des recherches de plus grande envergure.

Carmen Soto. Credit: P.K.Wittman.
Carmen Soto. Crédit : P.K.Wittman.

« Il existe des jardins d'orchidées non officiels où des personnes sauvent des espèces et les cultivent dans un environnement semblable à leur habitat naturel, ce qui en facilite l'étude et l'accès », explique Tom. « Le souci, c'est que ces jardins ne sont affiliés à aucun jardin botanique ni aucune institution officielle. Notre défi est de tisser un lien entre eux, de reconstituer les données relevées sur ces sites pratiquant la conservation ex situ, sans les isoler ni les plonger dans l'obscurité. »

Tom dans les serres du Smithsonian. 
 Crédit : 
 Tom Mirenda
Tom dans les serres du Smithsonian. Crédit : Tom Mirenda.

Contrairement aux spécimens rares d'orchidées qui peuvent quitter leur habitat naturel pour rejoindre des serres à l'autre bout du monde, les 389 espèces de la réserve d'Inkaterra poussent toutes en milieu sauvage. Selon l'American Orchid Society, il s'agirait là de la plus grande collection privée d'orchidées cultivées dans la nature. De nouvelles espèces sont découvertes chaque année.

« Notre priorité est d'offrir les meilleures conditions possible aux orchidées que nous sauvons et de les réintégrer à terme dans leur habitat d'origine », explique Carmen. « Les espèces peu nombreuses peuvent rester dans leur habitat d'origine, avec les conditions et l'altitude requises, avant d'être réintégrées dans leur milieu. Notre but n'est pas de les extraire de leur environnement. »

Orchidées cultivées dans les serres du Smithsonian. 
 Crédit : 
 Maria Sanchez.
Orchidées cultivées dans les serres du Smithsonian. Crédit : Maria Sanchez.

Hélas, il n'existe aucune serre pour la culture et la recherche dans cette réserve. Si toutes ces dispositions peuvent paraître inutiles en un lieu où les orchidées prolifèrent, la culture d'orchidées permettrait à Inkaterra de développer des espèces péruviennes rares dans des forêts d'accueil situées dans la région et à travers tout le Pérou. En favorisant la transmission de ce savoir, un plan d'étude répertoriant les espèces locales serait profitable aux chercheurs.

À l'automne 2015, Carmen étudie le savoir-faire des horticulteurs du Smithsonian qui ont à leur charge une collection de près de 8 000 plantes, dont 2 400 espèces d'orchidées. Elle a ainsi pu s'offrir une incursion inédite dans le monde de la culture d'espèces délicates en tout genre.

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Orchidées cultivées dans les serres du Smithsonian. Crédit : Maria Sanchez.

« Nous aspirons à préserver les espèces grâce aux moyens technologiques que j'ai pu découvrir ici », nous explique Carmen. « Avec ces jardins, nous voulons sensibiliser le monde sur la conservation, les techniques de sauvegarde et la culture des orchidées. Mais nous devons avant tout préserver nos forêts, et par conséquent les orchidées, sans oublier la faune et la flore. »

Les orchidées des serres du Smithsonian sont reconnues par le Plant Collections Network, ces spécimens hors du commun représentant une ressource précieuse sur le plan de la génétique, de la reproduction et de la recherche scientifique. La collection d'orchidées tropicales du Smithsonian est la première à avoir intégré le réseau du Plant Collections Network. Les membres de ce réseau peuvent comparer les atouts de leur propre collection, identifier les spécimens qui y sont présents ou absents et partager plus facilement leur savoir.

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Les serres du Smithsonian. Crédit : Maria Sanchez.

Carmen et Tom ont su démontrer l'utilité du personnel et des bénévoles dans la culture des espèces et présenter les techniques employées par le Smithsonian pour assurer le suivi des espèces - identification, origine, floraison et reproduction - tout en proposant des idées utiles pour le projet de conservation d'Inkaterra.

« Carmen a vécu une expérience hors du commun », s'enthousiasme Tom. « Les moyens technologiques utilisés dans l'observation des plantes sont on ne peut plus instructifs. »

The Smithsonian Gardens Greenhouse Facility. Credit: Maria Sanchez.
Les serres du Smithsonian. Crédit : Maria Sanchez.

La Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction (CITES) identifie et répertorie les espèces menacées sur sa liste rouge. Dans les pays en voie de développement où les écosystèmes sont souvent riches, les recherches scientifiques peinent à aboutir et l'inventaire des espèces sont souvent incomplets, certaines d'entre elles étant absentes ou sous-représentées sur la liste. La création d'un catalogue visant à aider les centres de conservation les plus modestes devrait combler cette lacune et illustre la nécessité de créer un réseau mondial regroupant les différents programmes de conservation.

Orchid at the Smithsonian Gardens Greenhouse Facility. Credit: Maria Sanchez.
Orchidée cultivée dans une serre du Smithsonian. Crédit : Maria Sanchez.

« Avec ces jardins d'orchidées plus petits, le défi sera de répertorier ces fascinantes espèces endémiques pour qu'elles soient enfin connues », raconte Tom. « Je pourrais les faire pousser dans les serres du Smithsonian, mais les jardins non officiels sont beaucoup plus propices à leur culture. Cela nous sera utile si l'on veut mettre en place des programmes de conservation ex situ pour les espèces de plantes menacées dans leur pays d'origine. » 

Notre équipe : Tom Mirenda
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